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Semaine d’action pour les industries extractives
Mise en place: 28 05 2009
Les organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest lancent la campagne «Où est mon or?»
Les organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ont lancé une nouvelle campagne, «Où est mon or?» (www.whereismygold.org) dont l’objectif à terme est la mise en œuvre effective de la directive minière dans les pays de la sous-région. Celle-ci vient d’être adoptée à l’unanimité, à l’issue d’une rencontre organisée par le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO le 26 mai à Abuja.
La campagne s’inscrit dans le cadre de la Semaine d’action que ces organisations ont initiée afin de conscientiser davantage l’opinion publique, les gouvernements et les compagnies minières sur l’importance de la Directive minière et sur la nécessité de la mettre en œuvre.
Ainsi au Ghana, au Burkina Faso, au Sénégal et au Mali par exemple, différents ateliers et débats ont été animés en vue d’assurer à la semaine d’action—du 28 mai au 5 juin—un succès éclatant. Le lancement du site Internet a d’ailleurs été effectué le 26 mai.
L’importance de la directive minière
Lors d’une rencontre le 17 avril dans la même capitale nigériane, les Ministres des mines avaient déjà donné le ton en procédant à l’adoption de la directive minière en soulignant l’importance de cette législation communautaire.
Du coup, la décision du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO, qui était d’ailleurs très attendue, constitue une bouffée d’oxygène pour les organisations de la société civile qui ont activement pris part à l’élaboration de la directive minière.
«Cette directive constitue une bonne initiative dans la mesure où elle examine d’importants aspects du secteur minier, notamment sa gestion qui nécessite une plus grande transparence, la reconnaissance des droits des populations, la participation effective des parties prenantes, y compris la société civile, le secteur privé, les compagnies, et l’Etat», a souligné Omar Ndongo, secrétaire général du Forum des Organisations de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO).
«La directive stipule que les parties prenantes doivent travailler en vue de l’harmonisation des lois minières nationales», poursuit-t-il.Utiliser ses leviers pour se faire entendre
M. Ndongo a ajouté que l’introduction d’acteurs tels que le président de la Commission de la CEDEAO et la Cour de justice communautaire est révélatrice du sérieux du processus de régulation du secteur minier régional. Selon lui, «les populations peuvent utiliser ses leviers pour se faire entendre, en plus de la société civile qui demeurera active pour le grand bénéfice des populations».
Seulement, pour ne perdre trop de temps, le secrétaire général du FOSCAO et ses collègues de la société civile veulent maintenant passer à la vitesse supérieure en procédant à la phase pratique, notamment la mise en œuvre effective de la directive minière au niveau des pays de la sous-région.
«Le processus de la directive est arrivé à terme. Nous devons procéder maintenant à sa mise en œuvre conformément à notre plan d’action», a-t-il déclaré. Pour réaliser ce vœu, les organisations de la société civile de la sous-région ont donc lancé la campagne «Où est mon or».
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