
Les rescapés du cyclone Aila sont confrontés à des risques de maladies
Mise en place: 05 06 2009
Augmenter l'aide de la communauté internationale semble indispensable, dit Oxfam
Les rescapés du cyclone qui a secoué le Bangladesh, sont confrontés à des risques potentiels de maladies au moment où l'approvisionnement en eau potable butte sérieusement sur une crise de grande ampleur, déclare Oxfam International.
Cyclone Aila a frappé la côte du Bangladesh le 25 mai dernier, touchant plus de trois millions de personnes dont 750.000 sans abris.
C'est maintenant que le spectacle des dégâts causés par l'ouragan se fait le plus sentir. Les eaux marines se sont déversées dans presque toutes les sources d'eau douce du sud-ouest du pays, dévastant par ailleurs un tiers des quartiers situés vers le centre et le sud-est.
Le système sanitaire est pratiquement détruit dans toutes les zones affectées par le cyclone. Pire, des cadavres de personnes, d'animaux et de poissons polluent la campagne.
Besoin d'action urgente
«Les localités frappées par le cyclone sont très propices à la propagation de toutes sortes de maladies. Toutes les sources d'eau douce sont polluées par l'eau de mer dans la plupart d'entr'elles, obligeant les populations à boire de l'eau sale», a déclaré Heather Blackwell, directeur d'Oxfam pour le Bangladesh. «A cause de cela, des milliers de personnes sont tombées malades. Si aucune action urgente n'est entreprise, beaucoup d'autres personnes vont tomber malades».
«Le gouvernement bangladais est en train de faire face au problème et a déjà demandé l'assistance de la communauté internationale», ajoute-t-elle. «Oxfam encourage la communauté internationale à répondre favorablement à cet appel en vue d'aider les victimes du cyclone».
Oxfam, avec ses partenaires locaux, élargit actuellement sa réponse d'urgence afin d'atteindre 110.000 personnes situées dans les quartiers les plus touchés, notamment Khulna et Shatkhira au sud-ouest du Bangladesh.
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