Oxfam America

Climat: Les pays en développement rejettent le retard d’un accord à Copenhague

19 11 2009

Le climat ne peut pas attendre, malgré la demande des Etats-Unis et l’Europe


L’effort de remettre à plus tard un accord contraignant sur le climat a fait naufrage à la réunion des Ministres de l’environnement le 16-17 novembre dans la capitale danoise. Les pays en développement, plus vulnérables, ont dit clairement que le retard n’était pas une option.

La réunion avait l'intention de dresser un plan pour un accord global sur le climat, qui devait se conclure en décembre.

La proposition en «deux étapes» du Danemark--conclure un accord «politiquement contraignant» au Sommet sur le climat en décembre à Copenhague, suivi d’un traité juridiquement contraignant au cours de 2010-—avait pris de l’élan pendant ces dernières semaines. Un nombre grandissant de pays riches, y compris les Etats-Unis et l’Union européenne, ont reculé de l’engagement pris il y a deux ans à Bali: se mettre d’accord pour une conclusion juridiquement contraignant à Copenhague.

Les pays en développement, plus vulnérables et les moins responsables pour le changement climatique mais les plus fort touchés par ses effets, hésitent à accepter encore une déclaration politique sans garanties d’action de la part des pays les plus riches du monde.

L’avertissement d’Oxfam

Oxfam voit déjà l’impact du changement climatique sur les moyens de vivre des hommes et femmes les plus pauvres autour du monde. Le pire s’annonce: l’agence prévient que le nombre de personnes touchées par les désastres liées au climat pourrait augmenter de 50 pourcent et plus, jusqu’en 2015. Sans action d’urgence de la part des pays riches pour réduire leurs émissions [carboniques] et livrer le financement dont les pays pauvres ont besoin pour s’adapter à un climat changeant et réduire leurs émissions eux aussi, le progrès récent dans le développement pourrait vite caler, voire reculer, selon l’avertissement d’Oxfam.

Oxfam fait appel pour un accord à Copenhague qui garantirait l’action dans deux domaines-clé: des cibles contraignants pour la réduction des émissions des pays riches, et de l’assistance financière substantielle et suivie—en plus des engagements existants concernant l’aide aux pays étrangers—afin d’aider les pays pauvres à réduire leurs émissions et s’adapter au climat changeant.

Isabel Sande Frandsen, conseillère d’Ibis et d’Oxfam International sur le climat, a déclaré: «Les pays vulnérables en développement ont appelé le Danemark et tous les autres pays riches qui préféreraient le retard à la décision, à mettre cartes sur table. Au lieu de remplacer simplement les vieux engagements politiques par des nouveaux pareils, les pays riches doivent se concentrer sur la livraison des actions urgentes que Copenhague leur exige: des réductions profondes et contraignantes des émissions et le financement pour aider les pays pauvres à réduire les leurs et à s’adapter au changement climatique.

«Les politiciens des pays riches doivent se rappeler que le retard coûte la vie des gens. Le climat ne peut pas attendre. Les plus pauvres ont besoin d’un accord à Copenhague qui garantit l’action, non pas encore de paroles éloquentes et des discours flous».

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