Les G8 doivent trouver des financements pour optimiser les chances d’un accord sur le climat
14 06 2009
Oxfam appelle les Ministres des Finances à aider davantage les pays pauvres à s’adapter au changement
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Aliou Bassoum,
Chargé de Communication Regional/Regional Communications Officer - Afrique de l'ouest
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Le G8 doit engager deux milliards de dollars pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique, a déclaré Oxfam en prélude à la réunion des Ministres des Finances la semaine dernière à Lecce (Italie).
Aussi, l’agence a-t-elle lancé un appel aux ministres européens des Finances de soutenir la proposition des experts européens et octroyer 100 millions d’euros par an aux pays pauvres, afin de les aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre et mettre en place des stratégies d’adaptation opérationnelles face au changement climatique.
Le financement des besoins d’adaptation des pays les moins développés par les pays riches serait un premier pas important vers la tenue de leurs promesses d’aide.
Au moins, 50 milliards de dollars par an sont nécessaire pour aider les pays pauvres à faire face à l’impact du changement climatique. Ceux-ci ont en outre besoin de 100 milliards de dollars pour la réduction de leurs gaz à effets de serre.
En 2001, le fonds pour les pays développés a été mis sur pied tandis que les pays les plus pauvres ont été appelés à élaborer des plans d’action nationaux pour faire face à leurs priorités en matière d’adaptation au changement climatique. La mise en œuvre de tels plans nécessite deux milliards de dollars mais à prèsent, les pays riches ont déboursé moins de 10 pourcent de cette somme.
Les Ministres des Finances auront la possibilité d’aborder cette question cruciale qui menace de saper les espoirs en vue d’un accord mondial sur le climat, notamment en soutenant les pays pauvres dans leurs efforts à s'adresser aux émissions de gaz à effet de serre.
Les pays riches n’ont pas encore dit le montant exact du financement public qui serait mobilisé.
Actuellement, les pays riches contribuent pour deux tiers à l’émission des gaz à effet de serre mais ce sont les gens les plus pauvres du monde qui sont les premiers et le plus durement frappés par le changement climatique. En Afrique, les changements de la tombée des pluies affectent déjà la production de la nourriture. La montée des températures quant à elle, favorise la prolifération des maladies.
«La promesse du financement des pays pauvres à faire face au changement climatique a été faite par les pays du G8 mais cela n’a pas réussi à être traduit en actes concrets», a déclaré Antonio Hill, conseiller politique d’Oxfam. « Ils doivent maintenant mettre en place le financement nécessaire pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique.
«Ce financement pour l’adaptation au changement climatique est nécessaire maintenant et il ne doit pas être utilisé comme outil de marchandage durant les négociations d’un accord mondial sur le climat», a poursuivi M. Hill.
«Nous sommes réconfortés du fait que les Ministres des Finances aient mis sur la table une proposition qui aborde sérieusement la question du soutien aux pays pauvres en vue de l’adaptation aux impacts du réchauffement planétaire et de la réduction des gaz à effets de serre. La matérialisation de cette proposition nous rapprocherait davantage de la résolution de la crise que connait le climat et remettrait l’Europe au devant de la scène des négociations», ajoute-t-il.